Ecriture de l'exil

Littérature, poésie, écriture sur les thèmes de l'exil, de l'insolite, de l'instant et de l'imaginaire.

20 mars 2009

Vint alors le Printemps...

Vint alors le Printemps...
encore une fois... comme dans l'éternité de l'instant...


Vint_alors_le_Printemps

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15 mars 2009

Hier, Aujourd'hui et Demain..

Cela fait un long moment d'absence...

Hier, c’était vendredi 13, et j’ai été au studio Champs-Elysées pour la pièce de DANIEL PRÉVOST, intitulée FEDERICO, L'ESPAGNE ET MOI.

Daniel_P

La performance était au rendez-vous, même si elle a été courte. Pourtant, dans la rangée d’avant, il y avait un petit garçon (de parents originaires de la Mère Afrique) qui n’arrêtait pas de s’agitait et de se plaindre à sa mère : c'est long… Daniel remontait le temps, sa solitude, sa curiosité livresque, ses racines (en choisissant ici de les évoquer de façon détournée), ses amis Espagnols exilés en France, et SON EXIL; et Federico Garcia Lorca, et Manuel de Falla, et Cervantès, et Albeniz, et tous les autres... Une seule fois, il a évoqué Ferré, mais l'Espagne était livide, comme l'Algérie, en ce moment...


J’ai applaudi à son spectacle, et à sa performance, et c'est une chose que je fais vraiment rarement. J’étais frustré quelque part, car j’aurais voulu qu’il parle de sa « méditerranéité » plus directement. Mais, qu’importe, il en parlera bien un jour, à sa façon, je lui fais confiance.




 

Aujourd’hui, c’est le 14 mars, et c’est un autre « méditerranéen » qui vient m’interpeler, interpeler la France, et le reste du monde.  C’est Alain BASHUNG.


Alain Bashung est le fils d'une mère d'origine bretonne, ouvrière dans une usine de caoutchouc de Paris, et d'un père algérien kabyle.


J’ai de la peine.

Ce Monsieur qui vient de partir, je l’admirais.

"La nuit je mens" est l’un de ses plus beaux poèmes.

Cela parle de « la nuit..., du destin..., et de la prétentaine… ».

Et la nuit... c'est magique.


Alain_Bashung


La nuit, je mens

 

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau

La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.

J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus


 

Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
effrontément

J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho.

La nuit je mens...

 

 

Alain Bashung, 1998

 

In Memorium,

Le samedi 14 Mars 2009.


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27 septembre 2008

Vint enfin l'automne, malade et adoré...

 

Automne

 
 

Automne malade

 

Automne malade et adoré 
  Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies 
  Quand il aura neigé 
  Dans les vergers

 

Pauvre automne 
  Meurs en blancheur et en richesse
  De neige et de fruits mûrs 
  Au fond du ciel 
  Des éperviers planent
  Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
  Qui n'ont jamais aimé

 

Aux lisières lointaines 
  Les cerfs ont bramé

 


  Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
  Les fruits tombants sans qu'on les cueille 
  Le vent et la forêt qui pleurent
  Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
  Les feuilles 
  Qu'on foule
  Un train
  Qui roule
  La vie 
  S'écoule

 

Guillaume APOLLINAIRE

 

(Dit et mis en musique par Léo Ferré, au siècle dernier)

 

 

Automne_malade

INTRODUCTION

De Ronsard à Prévert, en passant par Chateaubriand, Baudelaire et Verlaine, l’automne a inspiré des générations de poètes. Né, quant à lui, sous le signe de la Vierge qui marque le début de l’automne, Apollinaire a fait de cette saison, associée souvent au temps qui passe, à la mort, aux souffrances de l’amour et, partant, aux fins des amours, sa saison privilégiée. Il s’écrit d’ailleurs : « Mon automne éternelle ô ma saison mentale ». Dans le poème « Signe », il rappelle cette idée : « Je suis soumis au chef signe de l’Automne ».

C’est pourquoi Automne malade s’inscrit naturellement dans cette optique.

 I. La thématique de l’automne renouvelée par l’univers personnel du poète ;

 II. Un poème d’une musicalité libre, propre, à Apollinaire.

 

DEVELOPPEMENT

I. La thématique de l’automne renouvelée par l’univers personnel du poète

D’emblée, dès la première strophe, l’automne, affublé de l’épithète « malade », s’inscrit dans le thème de la maladie et de la mort. Apollinaire, interpelle cette saison qu’il aime entre toutes et lui signifie sa fin prochaine : « Tu mourras (à l’arrivée de l’hiver) : quand l’ouragan soufflera dans les roserais ; quand il aura neigé dans les vergers.

Il lui signifie en même temps sa sympathie (étymologiquement, "sympathie" signifie : "souffrir avec") par l’adjectif « adoré » et pour sa remarque pleine de commémoration : « pauvre automne ».

Remarquons également que les symboles de la vie sont ici « les roserais » et « les vergers », reflets de la splendeur de la nature.

Ajoutons aussi qu’il évite toutefois de reprendre de manière trop explicite le cliché romantique de la souf­france humaine accordée au deuil de la nature.

Deux champs lexicaux vont s’affronter dans ce poème :

§ Au champs lexical de la splendeur automnal (« Vergers », « richesse », « fruits mûrs », « fruits », « cueillir », et « adoré » — où l’on retrouve « – doré » comme l’or des feuilles mortes), s’oppose celui de l’hiver destructeur aux portes de l’automne finissant (« malade », « aura neigé », « blan­cheur », « neige », « tombant »).

§ Mais, le champ lexical dominant est celui de la Mort (deux occurrences : « Tu mour­ras », « meurs ») et de ses symboles comme les « éperviers » qui planent, aux lisières de la Mort, celui de l’éloignement (« aux lisières lointaines ») ou de la tristesse (« les cerfs ont bramé »).

§ Les mots relevés ci-dessous sont par couples contrastés aux vers 1/3, 4/6/7 et 15 :

- « Malade » et « adoré » au vers 1 ;

- Au vers 2, l’image de « l’ouragan » soufflant sur « les roseraies » a imagé ce couple beauté fra­gile (« les roseraies »)/rudesse des éléments (« l’ouragan ») ;

- Au vers 6, « en blancheur » (« neige »)/« richesse » ;

- Au vers 7, « de neige »/« et de fruits sûrs » ;

- Au vers 15, « fruits tombants »/« cueille ».

§ Mais ce sont les vers 8 à 10 qui lèvent le voile sur le sens caché de l’élégie :

« Au fond du ciel

Des éperviers planent

Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines

Qui n’ont jamais aimé »

« Ces nixes nicettes aux cheveux verts et naines qui n’on jamais aimé » nous rappellent les « sept femmes aux cheveux verts » de “Nuit rhénane”, d’autant que les « nixes » sont les ondines de la mythologie germa­niques, qualifiées de « nicettes », c'est-à-dire de simplettes, et de « naines », ce qui achève de leur donner un aspect inquiétant.

Par rapprochement avec “Nuits Rhénanes” et “La Loreley”, on comprend que ces créatures mythologiques sont une nouvelle incarnation de l’amour-danger, de l’amour impossible, non partagé de ces deux poèmes. Cela rappelle également l’« ombre fatale » de « l’épouse qui me suit » rencontrée dans le « signe » autom­nal (« Le vent et la forêt qui pleurent/toutes leurs larmes en automne feuilles à feuilles »), redisent toute la tristesse du mal d’amour. Le poète retourne donc à son profit la thèse rabattue de l’automne comme il a en­rôlé dans sa poétique la légende de la Loreley.

Dans les deux cas, il trouve dans ces sujets un écho de sa souffrance de mal-aimé. C’est ici, sous le mode de la complicité avec la nature, thème évènement romantique que le poète, à la suite de Verlaine, a débarrassé de tout pathos grâce à une prosodie alerte qu’il convient d’étudier dans le second axe.

 

II. Un poème d’une musicalité libre, propre à Apollinaire

Cette élégie musicale, dont la parenté avec la poésie de Verlaine est indéniable, semble s’inspirer du précepte de ce dernier dans son Art Poétique : « De la musique avant toute chose ».

Les sonorités du vers tendent à composer un tableau sonore en harmonie avec les images.

§ A la force de « l’ouragan » dont « le souffle » trouve son équivalent dans le « brame du cerf » et les « pleurs du vent », participant les assonances et allitérations en ou/ra/gan du vers 2 ;

§ La récurrence telle celle du mot « automne » aux vers 1, 5 et 17 :

- « Automne malade » et « adoré » ;

- « Pauvre automne » ;

- « Toutes les larmes en automne feuille à feuille ».

§ Le balancement « que j’aime »/« que j’aime » au vers 14 ;

§ Les couples symétriques (« en blancheur et en richesse », « de neige et de fruits mûres », « feuilles à feuilles ») créent un rythme régulier au sens d’une prosodie pourtant très libre.

On sait que les poèmes polymétriques présentant un mélange de vers différents sont assez caractéristiques que la manière d’Apollinaire.

Dans ce poème, l’octosyllabe est privilégié car figurant aux vers 1, 6, 15 et 16. L’alexandrin, quant à lui, re­vient à trois reprises :

§ Vers 10 : « Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines » ;

§ Vers 14 : « Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs » ;

§ Vers 17 : « Toutes leurs larmes en automne feuilles à feuilles ».

On est surpris de constater que dans le recueil Alcools, plus de la moitié des poèmes respectent les règles de versification et privilégient l’alexandrin.

Pourtant, dans ce poème, Apollinaire recours aux vers les plus disparates du vers de 14 ou 15 syllabes au vers 2 : « Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies ». Il reste que l’alexandrin le plus re­marquable du poème est celui du vers 14 (« Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines ») dont la ré­gularité contrastée avec les sonorités acidulées en [i] (« les n[i]xes n[i]cettes »). L’effet recherché vise à ren­forcer au cœur de ce paysage automnal, l’élément négatif que constitue l’image des « éperviers », liées à celle des « femmes qui n’ont jamais aimé ».

Quant à la dernière strophe qui se présente sous l’apparence de six vers de deux syllabes :

« Les feuilles

Qu’on fouille

Un train

Qui roule

La vie

S’écoule »

On peut découvrir ici un alexandrin verticalisé de 2 + 2 + 2 + 2 + 2 + 2 = 12 syllabes. On doit y voir une vi­sualisation de la chute des feuilles et de la fuite inexorable du temps, selon un procédé utilisé par Apollinaire dans ses célèbres calligrammes.

 

CONCLUSION GÉNÉRALE

Sur un thème qui l’a inspirée abondamment, le poète d’Automne malade, même s’il est « beaucoup plus proche de Verlaine et des poètes du xixe siècle que des poètes modernes, joue avec subtilité des sug­gestions et des fantaisies formelles pour que son teste porte sur empreinte très personnelle.

 

(Auteur anonyme, doc tiré de www.lescorriges.com)

 


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26 septembre 2008

Ce soir, C'est la nuit du destin

Laylat Al Qadr (la nuit du destin)

Luna

Laylat al-Qadr ou Nuit du Destin  correspond à la veille du 27e jour du mois de ramadhan (calculs savants et différents selon les rites).

Dans le CORAN, la Sourate 97 : La destiné (al-Qadr) doit son nom au premier verset. Dans la sourate précédente, Dieu ordonne à son Envoyé de lire le Coran en Son Nom « IQRA… ». Dans celle-ci, Il fixe le moment où le Livre est descendu.

D’une manière générale, cette sourate parle de la descente du Coran, la nuit de la destinée. Elle commence par montrer le grand bienfait divin en faveur de l’humanité à laquelle est adressé le Livre. C’est au cours de cette nuit que la révélation commença à descendre sur le Sceau des envoyés, que la prière et le salut soient sur lui. Elle vaut plus que mille nuits car c’est la nuit de l’illumination de la Lumière divine sur les habitants de la terre. Elle a changé le cours de l’Histoire et a ouvert une ère nouvelle à la vie de la nation muhammadienne, à savoir la nation islamique.

  1. Nous l’avons certes, fait descendre [le Coran] pendant la nuit d’al-Qadr
  2. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’al-Qadr ?
  3. La nuit d’al-Qadr est meilleure que mille mois.

La sourate énumère trois particularités de cette nuit :

- c’est une nuit extraordinaire : l’adoration en cette nuit vaut celle de mille mois

- les anges descendent, avec la permission de Dieu, de tous les côtés du ciel vers la terre, depuis le coucher du soleil jusqu’à l’aube.

- Dieu y inscrit la paix et la sécurité pour toutes les créatures.

  1. Durant celle-ci descendent les anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
  2. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.

La_LUNA


 

Extrait de ["Commentaire du Coran, Chapitre "Amma", de Tahar Gaïd, éditions IQRA"]

La descente du Coran

1. Nous l’avons certes, fait descendre [le Coran] pendant la nuit de la destinée [de l’extrême et extraordinaire illumination, et des Décrets]

Dieu a fait descendre le Coran en cette nuit bénie. « Et l’Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs ». (S.26, 193 et 194)

Le Coran n’est pas descendu en une seule fois en bloc. La révélation a duré vingt-trois ans. Certes, il a été descendu dans son ensemble la nuit de la destinée : « Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie. Nous sommes, en vérité, Celui qui avertit ». (S.44, 3). Cette nuit s’inscrit dans le mois de ramadân : « Le mois de ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement ». (S.2, 185). Ensuite Gabriel le communiquait au Prophète - que la prière et le salut soient sur lui -, au fur et à mesure des événements et des circonstances, depuis le début de la prophétie jusqu’à sa mort.

L’objet de cette descente graduelle consistait à faciliter sa compréhension et à en assimiler le contenu. En outre, il fallait tenir compte des intérêts humains suivant l’évolution du temps. Ce qui permettait d’orienter, hommes et femmes, vers le plus utile et le plus profitable.

 

La dimension de la nuit de la destinée

2. Et qui te dira [t’apprendra, ô Muhammad !] ce qu’est la nuit de la destiné [quels sont ses bienfaits] ?

3. La nuit de la destinée est meilleure que mille mois [toute bonne œuvre, en cette nuit, vaut mille mois d’œuvres salutaires].

4. Durant celle-ci descendent les anges ainsi que l’Esprit [Gabriel], par permission de leur Seigneur, pour tout ordre [concernant les affaires des créatures].

5. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.

Le culte pratiqué en cette nuit est meilleur que celui de mille mois. Il équivaut donc à quatre-vingt-trois années et quatre mois.

En cette nuit, les anges du Trône et du ciel descendent sur terre. Ils sont accompagnés de Gabriel. L’emploi de tanazzal, montre que les êtres ailés n’arrivent pas sur terre tous ensemble mais qu’ils y descendent par vagues successives. C’est une nuit de sécurité et de paix jusqu’à l’aube. Elle est célébrée le vingt-septième jour du mois de ramadân.

En cette nuit, les anges recevront des ordres pour régler toutes les affaires du monde, bien que celles-ci fussent déjà inscrites dès l’aube de la création. « C’est alors », dit Ibn ’Arabi, « qu’Il disposa la Table brillante (lawh) et le Calame (qalam) pour transcrire l’Ecrit de l’Univers et l’acte qui détermine à être ce qui fut et ce qui sera jusqu’au Jour de la Rétribution. Il plaça les anges pour qu’ils transcrivent ce qu’on leur commandait en rapport avec l’effacement et la confirmation, la mort et la vie, la diminution ou l’augmentation. La langue est au Calame ce que la poitrine est à la Table brillante. Ce que la langue énonce, les facultés mentales l’enregistrent sur les tables des poitrines ; les inclinaisons que le cœur dirige vers la poitrine sont exprimées par son interprète : la langue ».

***

Cette nuit constitue l’édifice muhammadien qui était, auparavant, voilé du monde terrestre. Au cours de cette nuit la Force spirituelle et psychologique descend, mieux encore c’est le Royaume des cieux et de la terre qui se manifeste, véhiculant les ordres du Seigneur sur toutes les choses existantes afin d’être gérées selon leurs états. C’est une nuit parfaite ; elle ne connaît aucune insuffisance ni imperfection et ceci du coucher du soleil jusqu’à son lever. C’est une nuit où la paix et la sécurité règnent sur le monde entier.

* Tahar Gaïd est né le 22 octobre 1929 à Timengache, Beni Yala (Wilaya de Sétif). Après des études aux médersas de Constantine et d’Alger, il exerce la fonction d’enseignant à Tighanif, près de Mascara, puis à Alger.

Militant du PPA/MTLD, il participe à la lutte pour la libération nationale. Il prend l’initiative d’organiser des cellules FLN à Tihganif, anciennement Palikao. Arrêté en mai 1956, il est détenu pendant six années consécutives dans les prisons et les camps d’internements en Algérie.

Dès 1963, il opte pour la carrière diplomatique en qualité d’ambassadeur dans plusieurs pays africains. En 1978, il cesse toute activité administrative.

A partir de 1980, il se consacre dès lors aux aspects théoriques et pratiques de l’Islam. Il se signale par la publication du Dictionnaire élémentaires de l’Islam (OPU). Il est aussi l’auteur d’autres livres dont Réalités universelles de l’Islam (OPU) et Religion et Politique en Islam (aux éditions Bouchène)

Parallèlement à ces écrits, il publie à L’OPU (Office des Publications Universitaires, Alger) un lexique philosophique arabe-français et français-arabe.

 

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16 juin 2008

Notes de lecture

L’autre jour, j’ai été allé me ravitailler à la bibliothèque Léo Ferré de Grigny (Rhône), et j’ai pris un supplément magazine (du 8 mars 2008) qu’éditait Le Monde car il y avait en couverture Patti Smith, décrite comme rockeuse, poète, peintre et photographe… C’est quelqu’un que j’admire beaucoup, depuis longtemps, comme certainement ce personnage de cette époque passée et je cite :
« L’autre jour, à la sortie du cimetière, un vieil homme édenté, sans doute un clochard du quartier, s’est figé devant elle, l’a dévisagée et a doucement dit : Patti Smith ? »

Dans l’article, il était question d’exposition de photos prises avec un polaroïd,
et combien a été mon étonnement de découvrir une photo « le lit de Victor Hugo » prise par Patti Smith,
telle que j’en conserve moi-même la posture ?!
Combien sommes-nous dans le monde à avoir été un instant dans cette posture ?
Probablement plus que quelques centaines… pour l’auteur de La Légende des siècles*.

      *La Légende des siècles est un recueil de poèmes de Victor Hugo, conçu comme un immense ensemble destiné à dépeindre l'histoire et l'évolution de l'Humanité.

Je voulais apporter au Père Lachaise,
[Accompagné de ma fille, et de quelques fantômes]
Un peu de lumière,
Sur des sépultures célèbres
Jim Morrison, Mouloudji, et combien d’autres…,
Mais il était trop tard,
C’était le crépuscule...
 

C’était à cela que je pensais en cette soirée de la fin de mai 2008, j’étais à l’Olympia, invité par Karim (membre de ma famille) et les membres de l’ONB** (Orchestre National de Barbès) à leur concert. J’avoue que c’était la première fois que je mettais les pieds dans cette enceinte, mythique également pour moi (génération sixties) et j’ai surtout apprécié leur version de Sympathy For The Devil. Karim m’a expliqué que les Rolling Stones, qui adorent l'ONB, passent parfois un extrait de leur désormais célèbre "Aloua", en début et fin de leurs concerts... et que cela résultait d’un accord entre l’ONB et les Stones (chacun pouvant chanter en concert la chanson de l’autre sans risquer d’être pénalisé par les droits d’auteurs).

Et Patti Smith là-dedans me diriez-vous ?
J'avoue que je n'en sait trop rien ...

**http://www.orchestrenationaldebarbes.com/

ONB_2008

 

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07 juin 2008

La mer, la grand-mère et la mé(moi)re II

C’est à la mi-avril que j’ai rendu visite à Saad, chez lui, du côté du Jardin des Plantes...

J’étais accompagné de ma fille.

Je tenais absolument à le lui faire rencontrer.

Elle connaissait mon affection pour mon cousin et les anecdotes relatives à mes brefs séjours à Paris du temps où je transitais vers de lointaines destinations…

Saad qui était visiblement heureux de me retrouver évoqua pour ma fille les distances qu’il parcourait à pieds de Skikda (Philippeville) pour venir à Stora et Grande-Plage se régaler de fraises sur les terres familiales.

Saad a été mon référent lorsque j’étais enfant, il faisait partie de la poignée d’algériens, bacheliers à la date de l’indépendance de l’Algérie, venu effectuer des études de médecine qu’il abandonna vite pour des études de philosophie…, pour le quartier latin… et pour la fête…

L’autre soir, c’était la fête et Saad était là comme mon invité privilégié.

Nous étions à table et attendions le méchoui qui tardait à venir jusqu’à nous de chez le traiteur.

Pour meubler cette attente, j’étais en train de raconter cette histoire que j’avais lue, enfant, dans un livret scolaire :

C’était au moyen-âge, style cour des miracles, il y avait un marchand qui grillait de la viande et qui exaspéré par la présence d’un individu qui se tenait debout depuis le matin devant son étal l’apostropha en s’exclamant : "Il faudrait me payer car depuis ce matin vous êtes en train de vous nourrir en humant l’odeur de la viande grillée !!!"

Sans se départir de son calme, l’individu en question sortit de sa poche une pièce, puis la fit tinter en la faisant rouler sur le parvis, « Voilà donc, donc vous êtes déjà payé, le timbre de la monnaie équivaut à l’odeur de la viande. »

Et voici que Saad, les yeux écarquillés qui s’exclama à son tour :

« Mais c’est extraordinaire, c’est des mots que j’ai exactement prononcé lorsque j’étais petit, je jouais cette pièce à l’école et c’est exactement de cela qu’il s’agissait, mon père m’a même acheté un habit pour cela, mais c’est incroyable que tu racontes cela, toi, à l'instant, je ne l’ai plus entendu depuis mon enfance, depuis plus d'un demi-siècle ?!!! »

 
Que dire, au-delà de la philosophie - il paraît qu’au Moyen Âge les juges étaient justes : Si il en avait mangé il aurait dû payer avec la substance, ...-, du virtuel ou du quantum (odeur-bruit-moralité-impalpabilité, conjonction), il y avait cet instant, et la fête,

Et cette photo de Saad ce soir là, magnifique…

Saad_B

Et ses histoires interminables qui ont passionnées la plupart des invités durant la soirée, avec son érudition, avec sa gentillesse, avec sa simplicité, et cela jusqu’au lever du jour, jusqu’au moment où il a pris la première rame de métro pour rentrer chez lui, du côté de Censier.

 

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01 mai 2008

Notes de visite 2

Par un étonnant hasard, je découvre « un papier récent » sur Rachid HABBACHI publié par Mustapha BENFODIL, écrivain algérien en résidence d'écriture (du 03 mars au 30 avril 2008) dans la ville de Chenôve (Bourgogne) :

http://benfodilchenove.blogspot.com/2008/04/lcrivain-quy-bessif-on-aim-en.html

 
Rachid HABBACHI est mon cousin, c’est un sacré personnage et j’ai beaucoup d’affection pour lui.

Un jour, je trouverai bien le temps de raconter quelques histoires nous concernant et que nous avons partagés ensemble, mais jamais je ne pourrais égaler son talent,
Rachid est un fabuliste*.

 Les_bonnoises "Les bônoises d'après..." est un recueil de 124 pages édité par la Société des Ecrivains qui regroupe une cinquantaine de fables mais pas n'importe quelles fables. il s'agit de fables bônoises et " purée de nous aut' ", ceux qui connaissent savent qu'elles sont uniques, inimitables parce qu'elle sont l'émanation du bon sens populaire même quand elles vont à contresens.

Rachid  Rachid HABBACHI Fabuliste algérien (méditerranéen)

*Un fabuliste est un auteur de fables, c'est à dire de récits allégoriques desquels une morale est souvent tirée.
L'origine des fables se perdant "dans la nuit des temps", leur création est attribuée aux anciens, gens d'expérience...

 

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Poète algérien Poète français ou Poète berbère Poète guadeloupéen

L’autre jour, je dînais à Paris-Bercy avec des collègues venus de toutes les régions pour assister au séminaire de la CSCF,

La tablée était sympathique et les échanges portaient par un curieux hasard sur l’interculturalité.

Pour ma part, j’étais ce soir là en verve,

Et je racontais que j’étais désespéré de ne pas pouvoir retrouver les auteurs de deux poèmes que j’avais étudié au lycée en sixième, vers le milieu des années soixante (j'en profite pour rendre hommage à mon prof de français, Monsieur DABENE, professeur agrégé)

Que je ne me rappelais que les quelques premières lignes

Que je leur ai déclamé par ailleurs,

Soulignant au passage mes efforts vains sur le Web,

Et mes doutes sur l’auteur du premier poème,

Aimé Césaire,

Qui venait de s’éteindre,

M’étonnant de ne pas trouver de réponse à ma recherche dans le déballage actuel des médias,

« La lumière ne se fait que sur les tombes (dixit Ferré) »…

Bref, m’étant longuement attardé de la soirée, j’étais en train de quitter les derniers amis lorsque François-Marie (le Consultant belge invité à intervenir le lendemain dans notre séminaire), vint nous rejoindre et me tendit sa carte de visite avec inscrit au dos la réponse (qu'il avait trouvé entre-temps sur le Web...) au premier poème que je recherchais vainement depuis de longues années :

« J’ai dit ma peine à qui n’a pas souffert,

Il s’est ri de moi,

J’ai dit ma peine à qui a souffert, il s’est penché vers moi.

Ses larmes ont coulé avant mes larmes,

Il avait le cœur blessé ».

Jean AMROUCHE, poète algérien (berbère).

 

J’en étais « espenté »*, c'est-à-dire complètement ébahi, et ravi car c’était des strophes que je me plaisais à dire à ma fille lorsqu’elle me faisait un tout petit peu de peine, d’ailleurs, cela la faisait toujours esclaffé de rires (au pluriel)… et moi, cela me déridait.

*[Espenté : (Familier) Utilisé dans la région de Perpignan signifiant étonné, surpris, abasourdi]

Jean_Amrouche_po_te

Jean AMROUCHE Poète algérien de langue française, journaliste littéraire (1906-1962)

Né en 1906 à Ighil Ali, en Algérie, dans une famille kabyle de la vallée de la Soummam, Jean El-Mouhoub Amrouche a passé sa jeunesse à Tunis. Sa famille s'est convertie au catholicisme et a adopté la langue française, langue qui sera celle du poète. Sa mère, Fadhma Aït Mansour (1882-1967), élevée dans une des premières écoles de filles en Algérie a laissée des mémoires : Histoire de ma vie (1968, Maspero)

Après des études supérieures en France (École normale de Saint Cloud), il est professeur de Lettres dans divers lycées de Tunisie et d'Algérie. Aux milieux des années 1930, il publie ses premiers poèmes dans la revue Cahier de Barbarie qu'il dirige à Tunis avec Armand Guibert.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rencontre André Gide à Tunis et rejoint les milieux gaullistes à Alger. Il réalise des émissions littéraires à la radio, à Tunis, Alger puis Paris (entre 1944 et 1958), il aura alors l'occasion de s'entretenir avec tous les grands noms de la littérature et de la philosophie de son temps. Certains de ses entretiens (avec François Mauriac, André Gide, Paul Claudel, Guiseppe Ungaretti...) resteront célèbres et les enregistrements édités en disque. Il est chassé de Radio France par Michel Debré et continue son activité à la radio suisse de 1958 à 1961. Militant de l'indépendance algérienne, il est mort d'un cancer quelques semaine avant les accords d'Évian.

Sa sœur, Taos Amrouche, a été la première romancière algérienne de langue française.

Parmi ses publications
  Cendres  (Mirages, Tunis, 1934 - L'Harmattan, 1983) : poèmes (1928-1934)
  Étoile secrète  (Cahiers de barbarie, Tunis, 1937 - L'Harmattan, 1983)
  Chants berbères de Kabylie  (Monomotapa, Tunis, 1939 - Édmond Charlot, 1947 - L'Harmattan, 1986 - 1989)
  L'éternel Jugurtha  (1946) : essai

 

Et voici notre ami belge François-Marie qui revient à la charge le lendemain matin en ouvrant le séminaire  avec son intervention sur l'efficacité...

Fran_ois_Marie

Et en citant mon efficacité (car j’ai obtenu facilement la réponse à mes questions/ François-Marie avait passé la nuit à chercher la réponse sur Internet ... pour répondre à ma demande …) :

Le poète était Guy Tirolien

Prière d'un petit enfant nègre
Seigneur
je suis très fatigué
je suis né fatigué
et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
et le morne est bien haut qui mène à leur école
Seigneur je ne veux plus aller à leur école ,
faites je vous en prie que je n'y aille plus
Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches
quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois
où glissent les esprits que l'aube vient chasser
Je veux aller pieds nus par les sentiers brûlés
qui longent vers midi les mares assoiffées
je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers
je veux me réveiller
lorsque là bas mugit la sirène des blancs
et que l'usine
ancrée sur l'océan des cannes
vomit dans la campagne son équipage nègre
Seigneur je ne veux plus aller à leur école
faites je vous en prie que je n'y aille plus
Ils racontent qu 'il faut qu'un petit nègre y aille
pour qu'il devienne pareil
aux messieurs de la ville
aux messieurs comme il faut;
Mais moi je ne veux pas
devenir comme ils disent
un monsieur de la ville
un monsieur comme il faut
Je préfère flâner le long des sucreries
où sont les sacs repus
que gonfle un sucre brun
autant que ma peau brune
Je préfère
vers l'heure où la lune amoureuse
parle bas à l'oreille
des cocotiers penchés
écouter ce que dit
dans la nuit
la voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
les histoires de Zamba
et de compère Lapin
et bien d'autres choses encore
qui ne sont pas dans leur livre .
Les nègres vous le savez n'ont que trop travaillé
pourquoi faut il de plus
apprendre dans des livres
qui nous parlent de choses
qui ne sont point d'ici .
Et puis
elle est vraiment trop triste leur école
triste comme
ces messieurs de la ville
ces messieurs comme il faut
qui ne savent plus danser le soir au clair de lune
qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds
qui ne savent plus conter de contes aux veillées
Seigneur je ne veux plus aller à leur école.

Extrait de "Balles d'or" Guy Tirolien, poète français ( guadeloupéen)


Guy_Tirolien_po_te

photo D.R. collection privée famille Tirolien

Guy Tirolien naît le 13 février 1917 à Pointe-à-Pitre   (Guadeloupe). Après des études secondaires au Lycée Carnot de Pointe-à-Pitre,   où il rencontre, pour une amitié au long cours, Albert Béville (Paul Niger),   il part en France en 1936. À Paris, il prépare le concours d'entrée à l'École   Nationale de La France d'Outre-mer au Lycée Louis-le-Grand.

Guy   Tirolien fait la connaissance de Léopold Sédar Senghor en 1940 dans le stalag   où ils sont prisonniers des Allemands. Libéré en 1942, Tirolien participe à   l'ébullition de la Négritude qui aboutit à la création de Présence   Africaine. De 1944 à 1960, il est administrateur de la France   d'Outre-mer en Afrique : en Guinée (chef de subdivision de Dubréka, affaires économiques à Conakry) ; au Niger (chef des subdivisions de   Dakoro et de Maïnè Souva) ; au Mali (chef de subdivision de Djéné,   adjoint au commandant cercle de Gao) ; et en Côte d'Ivoire (chef de   subdivision de Touba, de Lakota, adjoint au commandant de cercle de Séguéla). Tirolien prend une part active dans la vie du RDA (Rassemblement Démocratique   Africain), parti anticolonialiste fondé en 1946.

En   1961, il publie son premier recueil de poèmes, Balles d'or, chez   Présence Africaine à Paris. Il reste dans l'administration dans les pays   indépendants : au Niger, il est Commissaire à l'information culturelle   (1961-1965), ensuite, il est représentant des Nations-Unies au Mali   (1965-1970) et au Gabon (1970-1973). Il est Conseiller culturel du deuxième   Festival Mondial des Arts Nègres au Nigéria (1975-1976).

En   1977, Guy Tirolien publie Feuilles vivantes au matin, recueil de   poèmes et de nouvelles. En juillet, il s'installe en Guadeloupe où il   livrera, sans succès, une joute électorale lors des législatives de mars 1978   avec la volonté affirmée de donner au peuple guadeloupéen « un pouvoir   de décision en négociant, par les voies démocratiques, les moyens qui lui permettront d'avoir prise directe sur ses propres affaires ».

Guy Tirolien meurt le 8 mars 1988, les yeux fixés sur « l'azur menteur de la mer Caraïbe » depuis son île de Marie-Galante.

Vous avez dit INTERCULTURALITE ??!!
Plus fort,
Je n'entends pas !!!

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20 mars 2008

...Vint alors le printemps

Vint_alors_le_Printemps     …Vint alors le printemps
                                         Comme une draperie
                                             Sur nos corps éblouis.

                                                                             Final de "L'opéra du pauvre"
                                                                                                                                     Léo Ferré,
                                                                             La Mémoire Et La Mer, 1983.



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15 mars 2008

La mer, la grand-mère et la mé(moi)re

 

Je viens de trouver un commentaire sur ma dernière note de visite venant d’une femme que je devine généreuse, entière et profondément sublime. Je suis allé visiter son blog et me suis émerveillé de son talent.

http://www.lorange-violette.com/

Je me suis levé aussitôt de mon siège pour aller extirper de ma bibliothèque le livre que Marie-Hélène, une amie d’antan, m’a offert et dédicacé ainsi :

« Pont L’Abbé
Lundi 23 février 1989

Incitation au voyage… »

Ce recueil contient les plus beaux poèmes qu’il m’a été donné de lire sur la mer, la mémoire et la Bretagne… et sur l’imaginaire… En voici un extrait :

…« Ici

Comprendre signifie regarder,

 

Voir veut dire écouter,

Entendre équivaut à sentir,


Aimer c’est toujours s’en aller. »…

Extrait de « Poème de L’Ile et du sel » Gérard Le Gouic, éd. TELEN ARVOR, Quimper, 1986

 


Ma grand-mère qui était un personnage magnifique et qui a compté beaucoup pour moi était de Grande Plage, de Stora et de la mer.

Grande_Plage
Grande Plage, considérée comme l’une des plus belles plages d'Algérie, difficile d’accès et environnée de nature sauvage, elle est située à l'ouest de Stora.

 

Posté par boug à 21:12 - NOTES DE VISITE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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